dimanche 28 décembre 2014

Episodes neigeux et froid de la fin décembre

La fin de l'année 2014 est marquée par la première offensive sérieuse de cet hiver version 2014-2015. Celle-ci va apporter de la neige, du froid et pas mal d'embarras. Ce dossier fait l'analyse complète de cet événement et retrace heure après heure son déroulement.

Pour certaines régions, il s'agit de la première neige véritable depuis près de deux ans, lorsque le blizzard de la mi-mars avait clôturé un hiver 2012 - 2013 exceptionnel.

Les bois d'Halanzy sous la neige. Auteur: A. Parmentier

samedi 20 décembre 2014

L'inversion de températures et ses conséquences

Un terme compliqué mais facile à comprendre

Dans une troposphère standard, la température décroît avec l'altitude compte tenu de la détente adiabatique, c'est-à-dire du seul fait de la diminution de la pression avec l'altitude, sans aucune intervention d'échange de chaleur de quelque forme qu'il soit et sans phénomène de condensation de la masse d'air. Ce gradient équivaut à -9,76°C par kilomètre d'altitude. Il s'explique par le fait qu'un gaz comprimé va s'échauffer, au contraire d'un gaz dilué qui va se refroidir suite aux mouvements plus ou moins prononcés des molécules le composant.

En réalité, le vrai gradient thermique est de -6,5°C par kilomètre. En effet, la détente adiabatique n'est pas le seul phénomène à régir le comportement des températures avec l'altitude. D'autres phénomènes liés au rayonnement de l'air, du sol et de l'espace viennent modérer le gradient par rapport à la composante adiabatique.

Mais cette situation étant parfaite, elle n'est que très rarement approchée. En effet, la troposphère subit des phénomènes de convection et de soulèvement dynamique (mouvements verticaux vers le haut), de subsidence (mouvements verticaux vers le bas), d'advection (mouvements horizontaux) et de rayonnement thermique qui entremêlent des masses d'air de température et d'humidité différentes, ce qui perturbe en permanence ce gradient thermique. Dès lors, différents comportements de la température vont être observés. Dans certains cas, le gradient, habituellement négatif, peut devenir positif sur une épaisseur plus ou moins prononcée de la troposphère. La température, dans cette épaisseur, augmente avec l'altitude. C'est le phénomène d'inversion thermique. Dans le cas où, dans une couche d'air, la température n'évolue pas avec l'altitude, on parle d'isothermie.


lundi 15 décembre 2014

1978-1979: brutale offensive du Général Hiver


Cet article est repris de R. Vilmos, collaborateur de Belgorage, avec son aimable autorisation. Seules les cartes ont été ajoutées par mes soins.

L'hiver 1978-1979, l'un des grands hivers du siècle dernier, a surtout été caractérisé par son arrivée brutale. À ma connaissance, seule la vague de froid de 1956 a également connu une arrivée aussi brutale.


Voici la chronique, jour après jour, de l'arrivée de cet hiver. Cette fois-ci, je vous donnerai comme températures les relevés synoptiques, de 3 heures en trois heures, qui sont plus parlants pour suivre l'évolution pas à pas. J'exprimerai les heures d'observation en heure belge (GMT + 1).


29 décembre 1978



Depuis plusieurs jours déjà, le temps est particulièrement doux et il en est ainsi aujourd'hui aussi. La nuit dernière, des vents forts ont fait monter la température jusqu'à 12°C. Maintenant, le vent du sud-ouest a quelque peu faibli et la température oscille entre 10 et 11°C. Il fait humide, mais il ne pleut plus. Le ciel est couvert de stratocumulus, doublés de cumulus et de fracto-cumulus. Quelques rares éclaircies. Quand le timide soleil de décembre apparaît, on a une véritable sensation de printemps. La nuit suivante, les averses nous reviennent en force.

Une dépression oblongue s'étend du sud-ouest de l'Irlande à la Pologne en passant juste au nord de nos régions. De nombreuses perturbations ondulent dans notre voisinage. Les hautes pressions se trouvent très bas en latitude, sur le sud de la Méditerranée. Un puissant courant perturbé, plus méridional que d'habitude mais bien orienté vers nos régions, apporte l'air typiquement doux de l'Atlantique (au niveau 850 mb, la température est encore de 5°C). Pourtant en regardant plus au nord, il se passe bien des choses. En effet, un anticyclone sur les îles Spitsbergen avec une dorsale sur la Scandinavie commande un important flux d'est-nord-est avec de l'air très froid qui descend jusqu'à la latitude de 54° environ. Une énorme zone de convergence sépare l'air doux de l'air froid et se situe juste au nord de nos régions. Et elle descend lentement...



La première carte ci-dessus montre la situation le 29 décembre à une heure, avec un front chaud au nord de la Belgique marquant la limite entre l'air chaud et l'air froid qui se tient en embuscade sur la Mer du Nord (fronts ajoutés par mes soins).

mercredi 10 décembre 2014

Régimes de temps

Introduction


Jour après jour, la météo change sans arrêt. Cette matinée est froide et enneigée, et dans l'après-midi un redoux accompagné de pluie se fait. La veille, le brouillard avait persisté toute la journée ; le lendemain le vent se lève. Cette journée d’été est très chaude, et deux jours plus tard, après le passage des orages, il fait frais et humide.

Pour prévoir cette évolution du temps, nous pouvons nous appuyer sur des modèles numériques, la force brute en quelque sorte.

Il existe cependant aussi la possibilité, derrière cette diversité de temps sensible en Belgique, de rassembler des situations qui se ressemblent en quelques "paquets", de dessiner les contours de quelques situations types. Ce sont les régimes de temps. Nous vous montrerons comment la dynamique d'échelle synoptique et supra-synoptique peut s'enchaîner pour aboutir à quelques situations types chez nous. Et nous vous montrerons qu'au sein de ces régimes de temps, le temps sensible est souvent très similaire.

lundi 1 décembre 2014

L'anti-novembre 2014

L'infographie ci-dessous fait la synthèse de ce mois de novembre très anormalement doux et moins pluvieux qu'à l'accoutumée. Cliquez sur l'image pour l'agrandir et pour une meilleure visibilité.