lundi 14 novembre 2016

Glossaire des précipitations hivernales

Un peu de vocabulaire hivernal… pour bien préparer l’arrière-saison ;)

Tout le monde sait ce qu’est la pluie, la neige ou la neige fondante. Par contre, si je vous parle de neige roulée, de granules de glace ou encore de neige lourde, ça devient plus difficile. Voici donc un petit pavé utile pour frimer en famille ou en société lors des prochaines précipitations hivernales!

dimanche 13 novembre 2016

Les inondations de novembre 2010

Les inondations qui ont concerné la Belgique à la mi-novembre 2010 sont probablement les plus graves depuis plus de quinze ans. Outre les dégâts extrêmement importants, cinq personnes ont perdu la vie au cours de cet épisode. Dans cet article, nous revenons sur les conditions météorologiques qui ont mené à ces événements.

mardi 13 septembre 2016

Suivi des intempéries et du possible "Gascocane" dans le sud-ouest

Cet article reprend les mises à jour sur la situation courant du 13 au 15 septembre 2016 et qui pourrait voir se former une dépression hybride à caractère subtropical dans le golfe de Gascogne, ce qui serait pratiquement inédit. Nous l'avons surnommé "Gascocane", contraction volontaire de Gascogne et de hurricane, en référence aux "Medicanes" de la Méditerranée, ces pseudo-cyclones qui se produisent de temps à autre et donc le nom est une contraction de Méditerranée et de hurricane.

Un des collaborateurs d'Info Meteo est sur place dans le sud-ouest de la France afin d'assister aux orages et à la possible arrivée de ce "Gascocane".

15 septembre - 12h00

Les dernières valeurs des paramètres confirment que le "Gascocane", aussi appelé "Stéphanie" par l'Université de Berlin, s'est renforcé depuis la nuit dernière en resserrant sa circulation et en développant un coeur chaud bien défini dans les basses couches et qui tend à se propager vers les couches moyennes. Le centre dépressionnaire a de plus acquis une certaine indépendance vis-à-vis du front occlus qui l'entourait, et le mécanisme à la base de son renforcement n'est plus entièrement barocline. De ce fait, la dépression a clairement acquis des caractéristiques subtropicales.

L'image satellite nous montre une convection assez importante à proximité du centre dépressionnaire, ce qui est une autre caractéristique de ces systèmes hybrides.

Source: Infoclimat.

Sur l'image ci-dessus, le 91 km/h appartient à la bouée météo "Gascogne" qui, avec un peu de chance, a vu passer "l'oeil" de la tempête, nous fournissant de riches renseignements sur la structure de ce système. Le tableau ci-dessous reprend ses relevés heure par heure. On note clairement l'approche du centre de la tempête dans la nuit, avec un fort vent de sud et une pression en chute rapide. De 4h00 à 7h00, la bouée est dans l'oeil, avec un vent faible et une température qui s'est élevée, confirmant par les observations la présence d'un coeur chaud, ce qui est pour rappel une caractéristique des systèmes subtropicaux et tropicaux. Après 8h00, l'oeil s'éloigne au sud et le vent se met à souffler fortement de l'est, avec une température qui redescend et une pression qui remonte.

Relevés de la bouée "Gascogne" (source: Infoclimat).

Les données de cette bouée nous donnent aussi quelques indications sur l'intensité de la tempête. Les vents les plus forts étant au sud, on peut affirmer que les plus fortes rafales dépassent les 100 km/h et que la dépression est clairement en train de s'intensifier.

Concernant les prévisions, les modèles numériques pataugent encore, mais semblent doucement indiquer une arrivée entre San Sebastian et Arcachon dans le courant de la nuit prochaine. Arpège est le modèle le plus impressionnant, modélisation une structure bien formée avec un oeil en son centre, et des rafales largement supérieures à 100 km/h.

Modèle Arpège pour la nuit prochaine (source: Meteociel).
 
14 septembre - 0h00

La violente dégradation orageuse attendue sur l'ouest de la France a bien eu lieu. Des rafales de 100 à 120 km/h ont été mesurées localement. A présent, les noyaux les plus actifs sont du côté de Laval, de Rennes et du Mans. Ce système orageux devrait s'évacuer vers la Manche dans les prochaines heures. A l'arrière, des pluies stratiformes continuent d'arroser toute la façade atlantique, intervenant après des semaines de sécheresse.

La dépression qui nous intéresse est pointée à 1004 hPa et se trouve à environ 100 km au sud-ouest de Quimper. Elle s'éloigne progressivement des côtes et devrait entamer son intensification en cours de nuit, de manière dans un premier temps classique sous nos latitudes. La "subtropicalisation" ne commencerait qu'à intervenir mercredi après-midi.

On surveillera aussi la bouée météo Gascogne, qui se trouve en plein milieu du golfe éponyme. Pour l'instant, elle enregistre un vent moyen de 61 km/h d'ouest-nord-ouest, avec des rafales à 74 km/h.

L'image satellite ne révèle rien d'intéressant pour le moment, ce qui est normal. Le centre dépressionnaire est de toute façon dissimulé sous le panache nuageux des orages éclatant ce soir dans le nord-ouest de la France. Le semblant de rotation près des côtes du nord-est de l'Espagne est lié à la présence du creux d'altitude avec lequel la dépression va interagir dans un premier temps.

Image satellite en fin de soirée du 13 (source: Eumetsat).

13 septembre - 17h30

La dégradation orageuse virulente attendue sur le sud-ouest est en place, avec de très grosses intensités sur le département des Landes. Les rafales atteignent entre 90 et 100 km/h.

Source: Meteo France.

La dépression qui nous intéresse - le possible futur "Gascocane" donc - se trouve actuellement sur les côtes sud de la Bretagne. Elle n'a que peu évolué par rapport au précédent point, avec une pression centrale de 1005 hPa. A noter également qu'une autre dépression s'est creusée sur le sud-ouest de la France en lien avec la chaleur et les orages qui y sont observés.

13 septembre - 12h30

Actuellement, la dépression qui devrait initier le possible Gascocane commence à se creuser lentement (le L à 1006 hPa), mais selon un processus tout à fait classique à nos latitudes, à savoir l'instabilité barocline. Pour faire simple, ce mécanisme creuse une dépression le long d'un front séparant des masses d'air de températures différentes. Rien d'anormal jusque là, et c'est par ailleurs ce qui est prévu. Dans les prochaines 18 heures, les modèles montrent une formation classique, avec apparition d'un front occlus. Ce n'est que par après que le centre dépressionnaire devrait se creuser davantage et brutalement, selon un processus qui s'approche de celui des cyclones tropicaux, sans l'aide d'un front.

Pressions à 12h00 le 13 (source: Meteo Centre). 

Rappelons ici pourquoi ce système pourrait être un hybride, ayant quelques caractéristiques subtropicales:
  • Creusement rapide, avec un champ de pression resserré, donc une tempête d'un diamètre assez réduit (200 à 300 km), en opposition à nos dépressions classiques, plus grandes et avec un champ de pression plus lâche;
  • Apparition d'un coeur de dépression chaud, qui est l'une des caractéristiques d'un cyclone tropical. Nos dépressions classiques ont majoritairement un coeur froid;
  • Détachement progressif du front et fonctionnement quasi indépendamment de celui-ci, alors que nos dépressions classiques y sont fortement liées;
  • Convection et orages autour du centre dépressionnaire qui organisent les vents et le creusement de la dépression;
  • Présence des vents les plus forts proches du centre de la tempête, et en basse altitude. Dans nos dépressions classiques, les maximums de vents se trouvent plus hauts en altitude.
Les modèles comme Arpège ou Arôme montrent de telles caractéristiques, avec des vents moyens pouvant excéder les 100 km/h en plein golfe de Gascogne. Le champ de pressions est également très resserré, comme le montre la carte ci-dessous pour demain fin d'après-midi.

 Modèle Arome du 13 à 2h00, pour demain en fin d'après-midi (source: Meteociel).

A noter que de violents orages sont attendus dès la fin de l'après-midi sur le sud-ouest de la France, en marge de cette dépression. Par ailleurs, quelques foyers orageux circulent déjà sur ces régions ainsi qu'en Bretagne, sans gravité pour le moment.

vendredi 9 septembre 2016

Le point de rosée, chaude humidité...

Introduction

Suite à la demande d'un lecteur assidu d'Info Météo, nous revenons vers vous au sujet de l'humidité. Nous allons essayer de d'expliquer ce que peut-être le point de rosée, ou Td pour dew point temperature in english. Nous avions déjà traité de l'humidité précédemment :

http://infometeobelgique.blogspot.fr/2016/07/theta-thetaw-et-theta-e.html

Cependant ici nous allons nous arrêter uniquement sur la notion de point de rosée, qui est le paramètre le plus commun de l'air humide avec sa comparse l'humidité relative. De manière générale, le point de rosée est toujours inférieur ou égal à la température de l'air.

mercredi 7 septembre 2016

Les orages d'automne: quand Thor joue les prolongations

Traditionnellement, l'automne est une saison colorée durant laquelle les températures se rafraîchissent et les coups de vent sont fréquents. On ne s'attend pas spécialement à y connaître de forts orages, car dans l'imaginaire du quidam, les orages ne se produisent que quand il fait chaud, et donc en été principalement. Pourtant, ce n'est pas toujours le cas. Nous avions déjà montré que des orages étaient possibles en hiver pourvu que de l'air très froid soit présent en altitude et que la dynamique y soit turbulente. Il n'est donc pas illogique d'en avoir aussi en automne. Et lorsque l'on s'intéresse à la récente histoire météorologique de la Belgique, nous constatons que chaque automne nous sert un voire deux épisodes orageux d'envergure, et que parfois, la violence de ces orages les fait rivaliser avec leurs plus puissants collègues estivaux.

Dans cet article, nous allons ainsi passer en revue quelques épisodes automnaux mémorables et en tirer quelques causes récurrentes. Nous considérons ici l'automne climatologique qui s'étale du 1er septembre au 30 novembre.

Arrivée d'un système orageux (MCS) particulièrement actif sur Liège le 22 octobre 2013 (auteur: Info Meteo).

dimanche 28 août 2016

27 août 2016: furie électrique sur le sud et l'est

Les orages de ce samedi 27 août étaient attendus, mais pas à ce degré de violence, notamment en termes d'éclairs. Ceux qui ont eu l'occasion d'observer le passage des foyers qui se sont développés ce soir-là retiendront surtout le feu d'artifice électrique qui s'est joué au-dessus des collines du Condroz et de la dépression de Famenne notamment. Car c'est en premier lieu l'élément "foudre" qui dominait, avec des séquences de plusieurs éclairs par seconde par moments. S'en suivent le vent et localement la grêle. La pluie, bien qu'intense, fut cependant assez brève.

dimanche 31 juillet 2016

Juillet 2006: le mois où l'omega fit fondre la Belgique

L'été 2003 - et surtout son mois d'août - avait atteint un tel degré d'exceptionnel que l'on n'envisageait pas que cela puisse se reproduire de si tôt. Et pourtant, trois ans plus tard, juillet 2006 décroche le titre du mois estival le plus fou que l'on ait pu voir durant ces dernières décennies. Ces trois décades verront la mise en place et surtout la répétition de placement d'un anticyclone subtropical sur l'Europe, sous une forme connue sous le nom de "blocage Omega" dans le jargon météorologique.

lundi 18 juillet 2016

Juin 2016 : un mois très humide ... et chaud !

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a beaucoup plus en Belgique, et plus généralement en Europe Occidentale, durant la dernière semaine de mai, et pendant tout le mois de juin 2016. Cet article n'a pas pour but d'aller forcément à contre-courant de cette constatation, et de venir dire que juin 2016 fut un mois agréable. Par contre, il nous paraît intéressant et fondamental d'expliquer quelques singularités de ce mois plutôt hors-normes en le replaçant dans le cadre plus vaste de la climatologie des mois de juin depuis une soixantaine d'années, et d'ainsi montrer que juin 2016 fut un mois très humide, peu ensoleillé, normal pour les températures, mais en réalité chaud !


samedi 16 juillet 2016

Thêta, thêta'w et thêta e

Introduction

La troposphère et la stratosphère sont les deux couches inférieures de l'atmosphère. La troposphère s'étend de la surface jusqu'à environ 10 ou 15 kilomètres d'altitude. La stratosphère s'étend au delà, jusqu'aux environs de 40 kilomètres d'altitude. Comme le montre le schéma suivant, la température décroit sur l'épaisseur de la troposphère, passant d'environ 15°C en surface à environ -60°C au sommet de la troposphère. Puis la tendance de température s'inverse et dans la stratosphère la température connait une croissance. Ce petit schéma résume ces éléments :


Nous allons nous concentrer sur le profil de température en troposphère particulièrement, et nous tenterons de l'expliquer et de le justifier. Dans cet article, nous allons aussi balancer beaucoup de gros mots, comme température potentielle, entropie, etc... Nous allons tenter de rester le plus simple possible et de vous donner une idée de la thermodynamique atmosphérique, et quelques trucs et astuces de prévisionnistes. Nous parlerons de température potentielle équivalente θe et de température pseudo-potentielle du thermomètre mouillé θ'w qui permettent en quelque sorte de coller une étiquette sur l'air en mouvement, mais qui en pratique ont également d'autres intérêt. Pour vous aider à vous y retrouver, chaque paragraphe sera précédé d'un petit résumé. Vous pourrez ainsi vous éviter la lecture des parties les plus ardues si le cœur vous manque. Ci-dessous, les différents liens reprennent le plan de l'article.

Introduction

Comment bien ranger (résumé)

Les gaz parfaits (résumé)

L'hyrostatisme (résumé)

Définition de la température potentielle (résumé)

Le gradient thermique adiabatique sec (résumé)

L'air humide (résumé)

Les θ'w et θe en pratique (résumé)

Conclusion (ouf !) (résumé)

Un complément sur l'entropie pour els courageux. (résumé)


jeudi 7 juillet 2016

Edito du 7 juillet 2016: un été normal en Belgique

Voici presque un an que nous n'avons plus fait un édito comme nous en faisions régulièrement. Toutefois, les récentes parutions - parfois à la limite du délire - dans la presse à propos des mauvaises conditions météorologiques suivies par un coup de chaud me donne l'occasion de poser une petite réflexion.

"L'été arrive enfin", "vague de chaleur à 28°C"... Il y a comme qui dirait un problème. Ce type de propos et les commentaires associés nous font penser que les Belges ont une image trop idéaliste de l'été. Bien sûr, il est tout à fait normal de souhaiter du bon temps, surtout à cette période-ci de l'année. Ce sont les vacances pour un bon nombre d'entre nous, et l'occasion d'effectuer des sorties ou des activités à l'extérieur que nous ne pouvons pas faire à d'autres moments de l'année. Les attentes vis-à-vis de la météo sont grandes, et c'est peut-être ce qui alimente une vision parfois trop "optimiste" de l'été. Les souvenirs que nous en avons aussi. Pour prendre mon exemple, je garde bien plus de souvenirs de beau temps que de mauvais temps estival. Ceci est assez logique: on retient plus facilement les bons moments passés avec les amis à jouer au foot, les balades en famille ou encore les repas dans le jardin, à l'ombre du parasol. On a donc parfois l'impression que "les étés étaient plus beaux avant". Or, cela ne semble pas le cas. Notre été a toujours connu des variations et en connaîtra encore.

La climatologie nous enseigne que, en juillet, nous sommes en droit d'attendre des températures maximales de 23°C, et environ 16 jours de "beau" temps (si on considère que les jours de pluie sont l'opposé, donc une moyenne de 14). Elle nous montre aussi que la température dépasse normalement les 25°C seulement 9,7 jours sur le mois, et 30°C à peine 1,8 jour.

Nous sommes également en droit d'attendre environ 200 heures de soleil. Rapporté à une journée, cela ne représente "que" 6h30 de soleil par jour, sur environ 15-16 heures de clarté. Le constat est sans appel, cela ne représente même pas la moitié de la journée (entre le lever et le coucher du soleil). Bien sûr, tout ceci varie de jours en jours et de semaines en semaines compte tenu du placement des dépressions et des anticyclones, mais cela nous situe quelque peu. En d'autres termes, il est normal d'avoir plus de jours nuageux que de jours ensoleillés.

Un autre facteur qui influence peut-être les attentes estivales est lié à la météo des dernières années. Nous avons en effet connu quelques beaux étés ou mois d'été durant ces dix-quinze dernières années, mais ceux-ci n'étaient pas conformes aux normales. Ils étaient "trop" beaux. Citons par exemple juillet 2006, il y a tout juste dix ans donc, et ses 314 heures de soleil, un record. Plus près de nous, juillet 2010, août 2012 et l'été 2013 nous ont proposé un panel assez agréable, avec de très belles périodes de beau temps.

A l'inverse, malgré ce que l'on peut entendre, nous n'avons pas connu de mois d'été réellement pourris ces dernières années, même si des périodes comme juillet 2011, juillet 2012 et août 2014 ont été loin d'être agréables. Mais à chaque fois, les paramètres de température, de précipitations et d'ensoleillement ne présentaient jamais ensemble de mauvaises valeurs, il y avait toujours au moins l'un d'entre eux qui était normal, voire même meilleur que la normale. Signalons quand même que juillet 2011, avec son déficit thermique de 2°C, est assez mal passé auprès de la population. Août 2006, que nous citons parfois en référence dans le cercle des météorologues, n'était pas une catastrophe complète car, même avec des précipitations exceptionnelles et une insolation très exceptionnellement basse, les températures restaient normales, quoique très légèrement en-dessous de la moyenne.

En fait, le dernier mois d'été absolument immonde au niveau de tous ses paramètres est juillet 2000, et là, les complaintes de la population étaient plus que justifiées. Jugez plutôt:

Température moyenne du mois: 15,3°C
Température maximale moyenne du mois: 18,9°C ! --> ce qu'on doit observer dans l'après-midi donc. Cela situe la catastrophe...
Température minimale moyenne du mois: 12,1°C
Total des précipitations: 133,8 mm
20 jours de pluie
Un ensoleillement incroyablement mauvais avec à peine 93 heures d'ensoleillement. Cela fait à peu près six jours de plein soleil sur tout le mois !

Parmi ce mois apocalyptique pour les activités extérieures, le 11 juillet restera sans doute une des pires journées d'été que nous ayons connu. Sous une pluie continue et un ciel complètement bouché, le thermomètre ne dépassera pas les 13,0°C !

Finalement, ça relativise notre début d'été, même si notre juin millésime 2016 est loin d'avoir été inoubliable. Pourtant, même en ayant explosé le record de la quantité de pluie tombée pendant un mois de juin (174 mm), sa température moyenne était conforme à la normale, et ce mois reste à mille lieues d'un désastre comme juillet 2000. On relativise comme on peut hein ;)

Et avec le réchauffement climatique ? Une attente erronée est celle de croire que nos étés ressembleront à ceux du Midi dans quelques décennies. Pourtant, c'est très loin d'être acquis, parce que notre climat belge est avant tout maritime, au contraire de celui du Languedoc ou de la Provence qui est continentalo-méditerranéen. Nous sommes d'autant plus prudents que nos voisins anglais connaissent depuis dix ans maintenant des étés frais et humides. Rappelons que le réchauffement climatique est une moyenne globale, et n'empêchera pas quelques régions de se refroidir à certains moments de l'année. Et si c'était ce qui était en train d'arriver à nos amis anglais ? Et le Royaume-Uni, rappelons-le, c'est juste de l'autre côté de la mer du Nord...

Voilà qui replace l'église au milieu du village... ou la Belgique au sein des grandes dynamiques climatiques.

lundi 27 juin 2016

Intense offensive orageuse du 22 au 24 juin 2016

La saison orageuse 2016 est décidément très active, au contraire d'un mois de juin qui n'est pas à la hauteur: bien que les températures moyennes ne soient pas anormales, l'insolation grandement déficitaire et surtout l'excédent pluviométrique exceptionnel font de juin 2016 un mois complètement raté. Seuls les orages sont "à la hauteur", et même bien au-delà. La dégradation qui prend place ce 23 juin s'inscrit donc dans la lignée des autres épisodes orageux qui se succèdent sur nos régions depuis début mai.

Pour la première fois de l'année, Info Meteo publie au matin du 23 juin un avis d'orages de niveau D pour la moitié ouest de nos régions. Des orages forts à violents sont donc attendus, constituant une situation particulièrement dangereuse pour les personnes prenant de trop grands risques. Il faut dire que les valeurs des différents paramètres propices aux orages étaient particulièrement élevées.

lundi 20 juin 2016

Orages diluviens de fin mai/début juin : une analyse stratosphérique


L'intense épisode orageux que nous avons vécu en cette fin mai et début juin méritait une première explication et l'équipe d'Info Météo s'est livré au difficile exercice de la pédagogie en environ 4 minutes avec cette vidéo reprenant plusieurs facteurs : El Nino, sa chaleur, et son humidité tropicale d'une part, le réchauffement climatique et la pauvreté de la banquise et de la neige nord-hémisphérique d'autre part.




dimanche 19 juin 2016

5-7 juin 2016: Chaos kéraunique sur la Belgique

Et dire que nous ne sommes qu'au début de la saison orageuse... Une nouvelle fois, le courroux céleste s'est exprimé avec fracas sur bon nombre de régions, moins de trois jours après la fin d'une autre période aux orages réguliers et diluviens. Dans les faits, l'activité orageuse n'a pas réellement cessé depuis près de deux semaines, ce qui en fait l'une des plus longues offensives connues. Voici donc une occasion pour un nouvel article qui détaille l'apothéose de cette période très agitée où les avis d'orages se sont succédés les uns après les autres. Dans un souci de clarté, nous passerons d'abord en revue la situation atmosphérique jour après jour, puis nous nous attarderons sur le déroulement des événements et leurs conséquences.

samedi 11 juin 2016

Vapeur d'eau et réchauffement climatique

Introduction


L'idée de cet article est venue suite en premier lieu aux fortes pluies des mois de Mai et Juin 2016. Info Méteo avait alors assuré un suivi de ces événements, puis était revenu après coup sur le sujet pour une analyse a posteriori. Nous avions publié une vidéo sur notre page facebook pour mettre en exergue quelques éléments de la circulation synoptique ayant provoqué ces fortes pluies :



Et sur notre blog nous avions également publié une analyse à une échelle plus fine sur les orages de la fin Mai 2016 :

http://infometeobelgique.blogspot.fr/2016/06/de-pluviis-genese-et-histoire-dun-deluge.html

Où nous évoquions un lien entre ces fortes précipitations et le changement climatique.


mardi 7 juin 2016

Seuil symbolique : 400 ppm

Introduction

La nouvelle aura fait peu de bruit, mais la planète Terre vient s'en doute de franchir définitivement le seuil des 400 ppm de CO2 dans l'atmosphère. Il s'agit là d'un seuil plus symbolique que physique. Du point de vue du système climatique, cela ne change pas énormément. Cependant, ce franchissement rappelle que le CO2 continue à s'accumuler dans l’atmosphère malgré tout et démontre qu'il serait temps de passer des paroles aux actes.


vendredi 3 juin 2016

De Pluviis - Genèse et Histoire d'un déluge

Petite anecdote pour commencer: en écrivant cet article, je cherchais un bon titre pour refléter le caractère remarquable, sinon exceptionnel, de la longue période pluvieuse et orageuse que nous venons de traverser, avec un lot de bizarreries météorologiques conséquent. Je me souvins alors d'un livre écrit voici plusieurs siècles et nommé "De Thermis", soit "A propos des températures" si l'on veut passer du latin au français. Un "De Pluviis" - "A propos des pluies" - m'a dès lors semblé tout à fait à propos comme entame de ce dossier.

Nous sortons donc d'une période très orageuse au cours de laquelle nos régions ont vu défiler une impressionnante série de systèmes météorologiques. La pluie en a été un dénominateur commun, puisque bien présente, et a mené parfois à de graves inondations, notamment en Flandre, dans l'ouest du Hainaut et en Ardenne. Ce mauvais temps est monté en puissance pour culminer avec une première apothéose catastrophique en Flandre le lundi 30 mai, suivie d'une deuxième le jeudi 2 juin dans la région de Nassogne, en Ardenne. Cet article fait office de compte rendu de ces événements et détaille la situation atmosphérique ayant mené à ces orages.

samedi 14 mai 2016

Un marchand de glace se suicide à la vue des tendances saisonnières de l'été

C'est un drame  peu commun mais qui démontre encore une fois combien les commerces sont de plus en plus "météo-sensibles" : un marchand de glace de la commune d'Ottignies, dans le Brabant Wallon, s'est suicidé après avoir vu les dernières tendances saisonnières consultables sur Internet. Ce "fait divers" révèle aussi une tendance lourde : le commun des mortels semble de plus en plus exigeant par rapport à la météo, surtout au regard de l'évolution du climat ces dernières années.


vendredi 6 mai 2016

Dans l'Alberta, "notre maison brûle"

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. [...] Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ! Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d'un crime de l'humanité contre la vie." Ces quelques mots ont été prononcés par Jacques Chirac lors de la conférence sur le développement durable, à Johannesbourg, le 2 septembre 2002. La métaphore de « la maison qui brûle » convient évidemment très bien aux événements dramatiques qui ont actuellement lieu dans la région de Fort McMurray, dans la Province canadienne de l'Alberta. Des incendies sans précédent ravagent des milliers d'hectares, et reposent la question de l'implication conjointe de El Nino et du réchauffement climatique.

lundi 2 mai 2016

Anthologie de la désinformation météorologique : la fiabilité des prévisions

Introduction

Le temps faisant partie de notre quotidien pour sa prise en compte dans l'organisation et le déroulement de notre travail, de nos activités, et de nos vacances, il est très largement consulté sur différents canaux, depuis les simples radios et télévisions jusqu'aux moyens les plus modernes, comme les réseaux sociaux et les nouveaux appareils de haute technologie. De plus, les changements climatiques et les phénomènes qui y sont largement liés contribuent à un intérêt chaque année plus massif pour la météorologie et les spécialités qui tournent autour. Dès lors, lorsque les prévisions entendues sur tous ces canaux ne se sont pas réalisées ou les phénomènes extrêmes ne sont pas prévus, la population a une fâcheuse tendance à dénigrer tout le travail des météorologistes. Ces comportements négatifs à répétition, largement motivés par une certaine frustration, de l'incompréhension, de l'ignorance, mais aussi amplifiés par une désinformation chronique de la part des médias généralistes nous amènent à aborder ce deuxième volet sur la désinformation météorologique.


vendredi 15 avril 2016

El Nino en déclin, La Nina pointe à l'horizon

Depuis un an, la Terre est en phase El Nino. Cela signifie que la zone de mesure 3.4, c'est-à-dire le Pacifique Central est plus chaud que la normale d'au minimum 0.5° sur une période de 3 mois. Comme nous l'avons détaillé tout au long de cette année, l'anomalie est en réalité monté nettement plus haut, jusqu'à 2.8° environ. Les conséquences ont été mondiales, depuis le Pacifique à l'Europe, et de l'Asie Centrale aux Amériques. Mais toute "bonne" chose a une fin : El Nino a connu son pic de chaleur fin décembre, et les températures actuelles du Pacifique sont déjà revenues au niveau d'août 2015. Durant les prochaines semaines et les prochains mois, nous allons revenir à des conditions neutres, voire même à des conditions La Nina.

vendredi 1 avril 2016

Dieu s'excuse pour les désagréments provoqués par son fils El Nino

Inondations, records de chaleur, sécheresses, tempêtes et perturbations en tous genres. Il ne se passe pas une seule semaine sans que la Planète ne soit secouée par des extrêmes climatiques directement ou indirectement liés à El Nino, l'Enfant Jésus. Afin d'analyser plus en profondeur la situation et de tirer tout cela au clair, l'équipe d'Info Météo a sollicité une entrevue auprès de son père, Dieu. Bien qu'il soit fort occupé et préoccupé par la situation, il a malgré tout accepté de nous accorder cet échange afin de dissiper certains malentendus.


lundi 21 mars 2016

Le Pérou affronte son enfant Jésus

(Cet article est dédié à tous les Péruviens qui m'ont chaleureusement accueilli dans leur pays et à qui je continue de penser très fort, particulièrement en ces jours un peu difficiles).

Au 20° siècle, les pêcheurs péruviens constataient à des intervalles de temps plus ou moins réguliers un réchauffement anormal des eaux de la côte Nord, de Trujillo à Tumbes, perturbant ainsi leurs pêches. En effet, les eaux classiquement froides apportées par le courant de Humboldt sont de bonnes conditions pour le développement des poissons de la région, notamment l'anchois. Lorsque ces eaux se réchauffent, les poissons ont tendance à fuir ces conditions anormales. Les pêcheurs constatant cette anomalie aux alentours de la fin décembre, ils la surnommèrent "El Nino", en référence à l'Enfant Jésus. Cependant, c'est au maximum solaire, vers fin février/début mars, que les conditions sont les plus favorables pour un impact majeur de El Nino sur le pays qui l'a nommé. Et l'épisode exceptionnel 2015-2016 ne déroge pas à la règle. Cet article propose une chronologie des événements région par région tout en la replaçant dans son contexte météorologique.


samedi 19 mars 2016

L'Express des Ananas

Introduction

Sous ce curieux nom se cache un phénomène météorologique particulier ayant d'importantes conséquences pour la côte Ouest des États-Unis. Le nom littéral est Pineapple Express, et vient de l'anglais. L'expression est rarement traduite en français, et l'usage le plus fréquent est de parler également de Pineapple Express dans la Francophonie. Il désigne une situation de "rivière atmosphérique" qui trouve son origine dans le Pacifique tropical. En gros, cette "rivière" prend donc sa source vers Hawaï, patrie des ananas, d'où le surnom donné à ce phénomène. Cette rivière atmosphérique, comme son nom l'indique, transporte ainsi des quantités phénoménales de vapeur depuis l'Océan, qui crèvent en cataractes d'eau sur la côte Ouest. Comme le rappelle Wikipedia, le terme n'est pas "officiel", mais il ne faut pas se fier à cet aspect folklorique. L'Express des ananas est un des cas les plus étudiés de rivière atmosphérique, de par sa forte récurrence (souvent plusieurs fois par an) et ses conséquences majeures pour l'Ouest des États-Unis. D'autres rivières atmosphériques existent de par le monde (notamment au dessus de l'Amazonie et plongeant vers l'Argentine ou encore au dessus de l'Atlantique vers l'Europe de l'Ouest - le Royaume Uni s'étant fait défoncer par l'une d'entre elle ce mois de Décembre 2015 -). Mais probablement aucune n'a atteint la "célébrité" de l'Express des ananas. À la faveur des récentes pluies en Californie qui viennent de sauver in extremis l’État d'une énième année de sécheresse, nous vous proposons un petit retour sur ce phénomène. Nous nous arrêterons plus particulièrement sur la sévérité particularité de l'Express des ananas de ce début mars 2016, qui s'est combiné avec une rivière atmosphérique du golfe du Mexique pour atteindre une immense étendue spatiale et pulvériser des records d'humidité à travers le Sud-Ouest et le Sud des États-Unis.


mardi 15 mars 2016

Quand une tempête de neige mexicaine provoque une vague de douceur états-unienne ...

Depuis plusieurs mois, les flux méridionaux semblent particulièrement exacerbés dans tout l'Hémisphère Nord. Nous avons pu déjà le voir aux Etats-Unis, mais aussi en Europe Occidentale, dans les Balkans européens, et aussi en Asie Centrale. Une nouvelle fois, l'amplification du courant Jet à partir du Pacifique a créé une situation globale que l'on peut qualifier d'exceptionnelle, et qui a largement perturbé la météo et la société depuis le Mexique vers le Nord-Est des Etats-unis.


lundi 14 mars 2016

Parions à Paris sur les +1.5°C...

Introduction

L'accord signé par l'ensemble des pays de ce monde en Décembre 2015 à Paris s'était donné pour objectif de limiter le réchauffement à +2°C au-delà du niveau de température du 19ème siècle (dite période "préindustrielle") et de poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à +1,5°C. Nous savions déjà que c'était une promesse d'ivrogne, mais la planète Terre vient de le confirmer en apportant un démenti cinglant à ces belles promesses creuses. En effet, le mois de Février 2016 vient de franchir cette barre des 1.5°C d'après les données des stations de surface. Retour sur ce mois à nouveau des plus exceptionnels.


samedi 5 mars 2016

Chaleur hivernale en Asie Centrale : impacts sur l'enneigement et perspectives estivales

Dans la continuité de l'année 2015 record, des nombreux records battus en Europe du Sud-Est et ailleurs, et de la banquise minimale record enregistrée en janvier, plusieurs pays d'Asie Centrale ont eux aussi battu leur record mensuel durant le deuxième mois de l'année 2016. Nous replacerons ces records dans le contexte général avec une analyse de la situation à l'échelle continentale, de la situation de l'enneigement eurasiatique en cette fin d'hiver, et son possible impact sur l'été boréal.


mercredi 24 février 2016

Une prévision à H+300 du modèle GFS se révèle exacte !


C'est un véritable séisme dans le monde de la météo ! Connu pour ses exagérations à long terme, le modèle de prévision numérique américain GFS (Global Forecast System) a réussi une prévision à H+300. Ceci est d'autant plus inattendu que celle-ci avait révélé un violent décrochage de masses d'air arctiques sur une grande partie de l'Europe, scénario aussi extrême que rare et donc peu probable.


samedi 20 février 2016

Flux méridionaux et records

En cette mi-février, le comportement du courant Jet a une fois de plus montré que celui-ci a des conséquences profondes sur la répartition des températures aux latitudes moyennes et méditerranéennes. En effet, suite à l'amplification de ses ondes, certaines zones se sont retrouvées dans une masse d'air particulièrement chaude pour la saison, alors que d'autres ont connu des températures fort basses.


dimanche 7 février 2016

Il a encore dégelé au Pôle...

Introduction


Dans les médias, la règle est au sensationnel, et un événement en remplace en autre au seul motif qu'il fera péter encore plus l'audimat. L'objectif d'informer est bien secondaire par rapport à l'objectif de faire du chiffre. Ainsi la tempête Jonas a balayé dans l'actualité tous les autres événements météos. Malgré cette prédilection des médias pour les événements spectaculaires et du côté "froid" de la force, le mois de Janvier s'annonce encore plus doux que le mois de Décembre sur l'ensemble du globe. Dans ce contexte de chaleur planétaire persistante, il a donc encore dégelé au Pôle... L'événement en Décembre 2015 avait fait bien plus de bruit, à défaut d'autres fait météos plus croustillants et qui ne renvoient pas au changement climatique -donc moins "anxiogène"-. D'autres faits météos sont également notables ce mois de Janvier, et nous nous proposons ici de faire un rapide tour des éléments saillants de ce mois de Janvier et qui pourrait avoir des conséquences autrement plus importantes qu'une tempête de neige aux USA.

(correction du 07 Février à 21h30 : la coupe latitude - hauteur du vent zonal pour les précédents El Niño n'avait pas la bonne échelle de valeurs dans le paragraphe "Et ailleurs, aux USA")


lundi 1 février 2016

Bande étroite de front froid

Introduction

Le 30 Janvier, nous avons eu le droit en Europe au passage d'un magnifique cas de front froid. Nous avions alors profité de l'occasion pour commenter les caractéristiques de ce front froid sur notre page.

Image illustrant une publication du 30 Janvier à 17h montrant à gauche les évolutions des paramètres météorologiques à la station de Courières et à droite une image radar
Publication sur notre page Facebook le 30 Janvier vers 17h où nous vous montrions les changements drastiques des paramètres mesurés


Image illustrant une publication du 30 Janvier à 23h montrant à gauche une image satellite de l'enfoncement de tropopause et à droite une carte illustrant ce même enfoncement de tropopause vu par les modèles
Publication sur notre page Facebook le 30 Janvier vers 23h où nous vous montrions l'anomalie de tropopause qui s'enfonce vers le Sud, forçant le soulèvement à l'avant.


Image illustrant une publication du 30 Janvier à 11 montrant une image radar radar seul pour mettre en évidence la bande étroite de front froid.
Publication sur notre page Facebook le 30 Janvier vers 11h où nous vous montrions l'affrontement entre la masse d'air maritime polaire qui déferle depuis le Nord, et la masse d'air maritime tropical qui se fait bousculer au Sud.

En effet, ce n'est pas tout les jours qu'un cas d'école nous passe dessus. Il était notamment apparu au sein de ce front froid une structure particulière nommée bande étroite de front froid, une région où les précipitations sont très fortes. Dans la continuité de cet article, nous allons détailler une des formes que peut prendre le front froid. Ici, nous allons prendre le temps de développer et d’approfondir la compréhension d'un front froid actif. Le développement se proposant d'être didactique et le plus explicite possible, il pourra paraître un peu long par endroits. Pour ceux qui veulent, des petits encadrés résument tout au long du texte les idées successives. Pour ceux qui le souhaitent, la lecture pourra se limiter à ces encadrés.
Nous nous proposons très classiquement de parler dans un premier temps du schéma conceptuel, tel qu'il est en théorie ; puis dans un deuxième temps de faire l'étude de cas du 30 Janvier 2016. La troisième partie, un peu abrégée, est un complément pour ceux qui souhaiterait se pencher sur un autre cas concret, celui du 02 Février 2016.
Pour vous aider, nous vous proposons ici l'organisation du texte.


mardi 26 janvier 2016

Les Etats-Unis sous les orages, la neige, et les inondations de Jonas


Du 20 au 24 janvier 2016, une dépression baptisée Jonas a longuement affecté toute la partie Sud et Est des Etats-Unis, d'abord provoquant de sévères orages et des tornades du côté de la Louisiane, de l'Alabama, et du Mississippi, avant de se déplacer vers le Nord-Est pour ensevelir la côte Est sous une couche de neige parfois record.

jeudi 21 janvier 2016

Et le climat s'est effectivement détraqué en 2015 ...

En avril 2014, notre équipe avait écrit un article qui peut paraître aujourd'hui prophétique au vu du bilan établi conjointement par la NOAA et la NASA. Cet article se terminait par la phrase suivante : "Cependant, nous pouvons noter que la tendance serait d'avoir une année 2015 exceptionnellement chaude, probablement record, au niveau global." Nous vous proposons donc de revenir sur quelques chiffres de cette année folle où le climat s'est effectivement détraqué.


samedi 16 janvier 2016

Episode neigeux du 15 janvier 2016

Ce 15 janvier 2016, le général Hiver s'est rappelé au souvenir des Wallons de manière brutale. Après des semaines de douceur, un épisode hivernal de grande envergure a concerné une bonne partie de l'est de la Wallonie, provoquant d'énormes embarras de circulation et privant d'électricité une vingtaine de communes de Hesbaye et du Condroz.

Les premiers frimas ont pris place le 13 janvier en Hautes-Fagnes, mais surtout le 14 janvier avec un avertissement sans grands frais de la part d'un front froid lié à une dépression sur la Mer du Nord. Ce front froid a apporté plusieurs centimètres de neige au sud du sillon Sambre-et-Meuse, plus sporadiquement en Hesbaye (voir les chroniques de l'année 2016).

La nuit suivante, les conditions commencent à se dégrader nettement, avec la progression de la dépression sur les Pays-Bas. Il s'agit en réalité d'une véritable tempête puisque les rafales atteignent 108 km/h à Zeebruges et 101 km/h à Ostende. En mer, des rafales de 130 km/h sont mesurées sur la bouée météo 5 au large des côtes belges. La carte ci-dessous montre la situation atmosphérique à 1h00 le 15 janvier, au début de l'offensive sérieuse s’apprêtant à concerner la Wallonie. Ce sont les fronts occlus, en mauve, qui vont nous intéresser, s'enroulant autour de la dépression. Sur l'Atlantique, l'anticyclone campe toujours sur ses positions. Entre les deux, un flux rapide de nord amenant du froid. A 850 hPa, vers 1500 mètres, on observe environ -6°C. C'est tout juste suffisant pour de la neige en Moyenne Belgique. Mais ici, l'intensité des précipitations va permettre de rabattre l'air froid vers le sol, pour assurer la neige. Ce coup de pouce des averses se note bien entre Liège et Charleroi. Sur les hauteurs de Liège, les précipitations sont importantes et maintiennent la température à 0°C, d'où la neige. Sur les hauteurs de Charleroi, les averses sont plus intermittentes, empêchant le thermomètre de se maintenir au point de gel, d'où une neige moins présente. Ainsi, vers 14h00, à même altitude, entre le Sart-Tilman (Liège) et Nalinnes (Charleroi), on observe deux degrés de différence.

Situation atmosphérique à 1h00 le 15 janvier (source: KNMI).

Pali et Alex, 2 ouragans qui défient la physique !


Ce mois de janvier 2016 est dans la continuité de toute l'année 2015 en ce qui concerne les ouragans, avec Pali, ouragan du Pacifique Central qui défia la force de Coriolis, et Alex, ouragan de l'Atlantique Nord, qui défia les eaux "froides" des Açores.

dimanche 10 janvier 2016

Records de chaleur et grêle dans le Sud de l'Afrique

Chaleurs extrêmes ont écrasé les pays du Sud de l'Afrique, comme le Botswana, le Zimbabwé, et l'Afrique du Sud. De nombreux records ont été battus et ceci fut à la source de sévères orages.


lundi 4 janvier 2016

Evénements 2016

Cette page reprend les chroniques des événements météorologiques de nos régions se déroulant au cours de cette année 2016. Des liens vers des articles plus aboutis seront également disponibles pour les phénomènes les plus importants.

dimanche 3 janvier 2016

Novembre et décembre 2015: douceur à la folie

Les deux derniers mois de l'année 2015 resteront dans les annales par la douceur parfois extrême qu'ils ont connu. Quelques records sont par ailleurs à mettre à l'actif de ces deux mois.

La première carte ci-dessous montre les anomalies de température enregistrées en novembre. Toute l'Europe est couverte par une anomalie positive, parfois importante. La Belgique n'est pas en reste: si nous prenons la station de Uccle, la température moyenne de ce mois de novembre s'est établie à 10,1°C, contre une norme de 6,8°C. L'excédent, de +3,2°C, est considéré comme très anormal.